Vos plantes vous défendent contre la pollution

Nos intérieurs ne sont pas exempts de la pollution moderne. 11 polluants de l'air intérieur ont été recensés par l'Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail (AFSSET) que vous pouvez rencontrer dans vos bureaux ou votre logement :
 
  • le formaldéhyde qui est l’un des polluants les plus répandus et qui émane des mousses d'isolation, la colle à moquette, des bois encollés, etc.
  • les composés organiques volatils (COV)
  • le  benzène qui est un solvant que l’on trouve dans les peintures, encres, les matières plastiques ou certains détergents.
  • le trichloréthylène, composant fréquent des peintures et des solvants.
  • le tétrachloroéthylène
  • le monoxyde de carbone,
  • les particules de diamètre inférieur à 10 micromètres (PM10),
  • le naphtalène,
  • le phtalate (2-éthylhexyle) (DEHP),
  • le dioxyde d'azote,
  • l'acétaldéhyde et enfin l'ammoniac qui peut se trouver dans les dégraissants et dans certains produits de nettoyage des sols.
Leurs impacts sur la santé sont variés et vont de la simple gore irritée jusqu’à l’affection du système gastro-intestinal ou du système respiratoire.
 

Une plante suffit pour dépolluer 10 m2

La plus facile manière d’éviter ces affections est d’évacuer les polluants en aérant fréquemment les locaux. Mais, vous savez sans doute que les plantes peuvent également contribuer à lutter contre la pollution.

Elles ont également un effet bénéfique car leurs feuilles fixent la poussière.
 
Le principe de cette dépollution, qu’on nomme aussi "bioépuration", consiste en l'échange gazeux entre les plantes et leur environnement. Les substances polluantes de l'air sont absorbées par les feuilles des plantes qui en retour émettent de la vapeur d'eau.

Ce mécanisme appelé « transpiration » améliore ainsi le taux d'humidité intérieur ainsi que le taux d'oxygène. Chaque plante a ses propres qualités et peut donc être choisie à bon escient en fonction du type de pollution que l’on souhaite contrecarrer dans une pièce.
Les plantes peuvent être installées dans toutes les pièces y compris les chambres car elles produisent bien plus d'oxygène le jour qu’elles ne rejettent de gaz carbonique la nuit.

Certaines plantes ont des qualités exceptionnelles qui ont été mises en évidence par de nombreuses études : par la Nasa dès les années 70, par le CSTB de Nantes et la faculté de pharmacie de Lille, par le CSTB en 2001, entre autres.
 

La Gerbera GerberaNotamment utile à la cuisine pour lutter contre la pollution créée par les produits d’entretien. Arrosez vos gerbera régulièrement et à la fin de la floraison, plantez-les dans le jardin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La fougère de Boston Fougeres BostonElle a un feuillage abondant détruit le formaldéhyde qui se dégage des meubles neufs.


 

 

 

 

 

 

 

Le chlorophytum  ChlorophyttumIl a un effet double. Il élimine le monoxyde de carbone et le formaldéhyde. Le Chlorophytum ou plante araignée, a été évaluée dans le cadre du programme PHYTAIR . Il a montré son efficacité à absorber le monoxyde de carbone, le formaldéhyde et le toluène.
En 24 heures le chlorophytum vient à bout de 86 % du formaldéhyde et de 96 % du monoxyde de carbone contenus dans l'air. Il rend ainsi l'air de nos maisons plus respirables et nous préserve des allergies. Les travaux de la NASA ont également mis en avant sa capacité à absorber le xylène.
Le Chlorophytum est facile à cultiver en intérieur. Elle aime une lumière forte pour conserver sa coloration de ses feuilles mais elle profite sans problème sous un éclairage moyen. Il a besoin d'une température entre 10 et 18°C. L'arrosage doit être modéré.
Pour le maintenir en forme, on l'arrosera une fois par semaine. Il résiste à de courtes périodes de sècheresse (ses racines sont remplies d'eau) mais aussi à un arrosage trop important.
Il aimera une fois par mois un peu d'engrais pour plantes vertes, au printemps et en été. Ses petites boutures sont amusantes à multiplier : en les mettant dans un verre d'eau on peut voir se former les racines. Il fait merveille dans les massifs en été.

 

Le ficus Il absorbe contre le formaldéhyde : En une seule journée le ficus élimine près de la moitié du formaldéhyde contenu dans une pièce. Ce composé chimique est présent et émis par les mousses d'isolation, les papiers d'emballage et le papier essuie-tout, la colle à moquette et les vêtements ayant subi un nettoyage à sec. C'est probablement un des composés toxiques le plus présent dans nos maisons.
Pour conservez votre ficus en bonne forme, évitez de le déplacer et ne pas le placer dans un endroit où il aurait à subir des courants d'air froid. Il lui faut de la lumière, mais pas de soleil direct, une température et une humidité stables. Les arrosages doivent être modérés : le ficus succombe plus souvent à un excès d'arrosage qu'à un manque. Si vous n'aimez pas le ficus, adoptez donc des bambous d'intérieur ou un Aloe Vera : ils absorbent jusqu'à 90 % du formol contenu dans l'air d'une pièce.
 


 

Le Spathiphyllum Developpement durable articleTrès gourmande de relents de peinture fraîche, d'ammoniac, d'acétone. Le spathiphyllum apprécie une lumière moyenne, éloignée des rayons brûlants du soleil. Cultivez-la à mi-ombre au printemps et en été. Placez-la à une luminosité plus forte en hiver, voire au soleil.

 

 

 

 

 

Le chrysanthème Developpement durable article Il est très utile contre le trichloréthylène, substance utilisée dans les peintures et les solvants. Le Chrysanthème, "fleur des morts", est indispensable dans les intérieurs avec de la peinture fraîche : il nettoie une pièce du trichloréthylène, solvant utilisé dans les peintures et vernis.
Pour les garder le plus longtemps possible à l'intérieur, les potées de chrysanthème ont besoin de lumière et d'arrosages peu abondants mais fréquents. Les fleurs durent 3 à 4 semaines.

 

 

 

 

Le lierre C'est la plante la plus efficace pour absorber le benzène et assainir les atmosphères saturés de plastique :  Il élimine 90 % du benzène présent dans une pièce. Le lierre est une plante facile pour les pièces peu chauffées et est disponible dans une grande variété de formes et de coloris. Pour le maintenir en forme, il faut savoir qu'il déteste la chaleur et les atmosphères surchauffées. Il est bien à l'ombre et n'apprécie pas du tout d'être près d'un radiateur. La terre peut sécher en surface entre deux arrosages, mais il faut l'arroser régulièrement. On peut le tailler pour le garder compact et dense : les coupes peuvent être repiquées dans du terreau humide dans lequel elles s'enracineront en moins de trois semaines pour former de nouvelles plantes.

 

La sansevière Developpement durable articleLa sansevière supprime la fumée de tabac

 

 

 

 

 

 

 

Le philodendon Developpement durable articleIl dévore le pentachlorophénol qui est un fongicide que l'on trouve dans les produits de traitement du bois. Le philodendron en absorbe une grande partie, mais il neutralise aussi le formaldéhyde. Ses grandes feuilles dégagent beaucoup de vapeur d'eau et donc aide à humidifier l'atmosphère surchauffée de nos maisons.

Pour le maintenir en forme, il ne doit jamais être arrosé avec de l'eau calcaire et l'eau ne doit jamais lui manquer (il est cependant tolérant à une très courte période de sècheresse). Comme il pousse souvent en épiphyte dans la nature, il n'a donc pas besoin de beaucoup de terreau, mais une humidité importante et des apports d'engrais réguliers..

 

 

 

Le Netrophélis Developpement durable article Cette variété Nephrolépis exaltata " Bostoniensis" arrive la meilleure pour éliminer le formaldéhyde ( 1863 microgrammes/heure de formeldéhyde absorbés dans une enceinte ) sur une liste de 40 plantes testées par la NASA.

Concernant le Xylène le Nephrolépis obliterata arrive en 7ème position et le Nephrolépis de Boston en 19ème position. Les fougères apprécient une lumière vive suffisante ( environ 800 lux ), un bon arrosage régulier et des températures entre 10°C et 20°C. Ces plantes poussent à l'origine dans des forêts tropicales humides et ont besoin d'une forte hygrométrie

Petits conseils pour dépolluer votre intérieur avec les plantes :

  • Généralement on considère qu’il faut une plante pour 10 m2.
  • Les allergologues conseillent de ne pas placer des plantes à pollen dans les chambres (comme les orchidées par exemple), d’éviter le ficus efficace mais sensibilisant.
  • Eviter d’avoir un intérieur dont le taux d’humidité dépasse 35% car au-delà l’humidité intérieure, en présence de plantes, favorise la croissance de moisissures.

L'azalée Developpement durable articleL'azalée, plante assainissante, lutte contre l'ammoniac, à mettre donc de préférence près d'un évier. Elle est en effet la meilleure mangeuse de l'ammoniac contenu dans les produits de vaisselle et les dégraissants en tous genres. L'ammoniac se trouve aussi dans les produits nettoyants pour sol, et donc placez l'azalée près du carrelage, linoléum, baladum, etc.. Utilisez plusieurs pots si besoin.

Eloignez l'azalée des sources de chaleur et maintenez son terreau humide en l'arrosant peu mais fréquemment. Suite à sa floraison replantez la dans un pot plus grand, dans un mélange tourbe / terre de bruyère. En été, placez la dans un endroit ombragé dans votre jardin.

 

Le cactus Un cactus cierge "Cereus peruvianus" (Pérou) de 30 cm de hauteur réduit à lui seul les effets nocifs d'un écran de télévision ou d'ordinateur, en supprimant les ondes électromagnatiques néfastes. Cactus et autres plantes grasses sont donc les meilleurs compagnons pour le bureau ; en plus, ils ne réclament que très peu de soins et de temps : un arrosage par mois environ. Par ailleurs, à l'inverse des autres plantes, les cactées produisent de l'oxygène la nuit et rejette du gaz carbonique le jour, ils sont donc à leur place dans les chambres à coucher.

Petits conseils pour dépolluer votre intérieur avec les plantes :

  •  Généralement on considère qu’il faut une plante pour 10 m2.
  • Les allergologues conseillent de ne pas placer des plantes à pollen dans les chambres (comme les orchidées par exemple), d’éviter le ficus efficace mais sensibilisant.
  • Eviter d’avoir un intérieur dont le taux d’humidité dépasse 35% car au-delà l’humidité intérieure, en présence de plantes, favorise la croissance de moisissures.

Repères sur la pollution atmosphérique 

  • Nous passons 80 à 90% de notre temps à l'intérieur de bâtiments clos.
  • Sur les 20 m3 d'air que nous respirons chaque jour, en moyenne,, 16 m3 sont respirés en espaces intérieurs clos.
  • De nos jours, les substances chimiques sont partout, qu’elles soient dangereuses ou pas. L’OQAI , Observatoire de la qualité de l’air intérieur, estime que 5 millions de Français sont trop exposés à des substances toxiques qui stagnent dans leurs logements.
  • En France, une association créée en 2000 par la paysagiste d’intérieur Geneviève Chaudet, ''Plant’airpur'', mène un programme de recherche national mené conjointement avec le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) et la Faculté de Pharmacie de Lille : ''Phyt'air'' L'objectif de Phyt’air est de montrer les vertus épuratrices des plantes exposées à de nombreux polluants, comme par exemple, le formaldéhyde.

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